Ecole doctorale EOS

Ecole doctorale économie, organisations, société

Ecole doctorale EOS


Recherche

Jacques Piou et L’Action Libérale Populaire (1901-1914).

Soutenance de thèse le 29 juin 2012

9h30
Mme Evelyne VENDROUX  présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du doctorat en Lettres et Sciences Humaines


Section CNU: 22 -  Histoire/civilisations: mondes modernes

Directeur de recherche : M Gille LE BEGUEC,  Professeur Emérite


Membres du jury :

M. Jérôme GRONDEUX, Maître de Conférences- HDR, Université de Paris 4
M. Bertrand JOLY,  Professeur des Universités, Université Nantes
M. Gilles LE BEGUEC, Professeur émérite, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense
M. Didier MUSIEDLAK, Professeur des Universités , Université de Paris Ouest Nanterre La Défense
M. Jacques PREVOTAT, Professeur émérite, Université Lille 3
M. Jean VAVASSEUR-DESPERRIERS, Professeur des Université, Université Lille 3

Résumé

Jacques Piou, leader quasi oublié de la droite républicaine resta dans l'opposition de 1901 à 1914. L'idée de créer une droite républicaine était en soi un formidable pari, dans le contexte de la IIIe République militante et de la droite royaliste. Il suivit les directives du pape Léon XIII, dans la voie du Ralliement de 1890, créant finalement son propre parti : l'Action Libérale Populaire en mai 1902, qui doit se démarquer des royalistes et des nationalistes, pour former un « Antibloc ». Jacques Piou va initier des électeurs peu concernés par la politique, à une vraie organisation partisane, en créant des comités dynamiques dans l'ensemble de la France. Organisation électorale efficace, l'ALP devient assez vite un parti de masse avec 250000 adhérents.

Avec des œuvres sociales efficaces, l'ALP était devenue un vrai parti d'opposition, partant de 78 députés en 1902, elle espérait s'implanter ; mais le succès électoral ne fut pas au rendez vous dans cette France de la Belle Epoque, très largement dominée par les idéaux radicaux-socialistes. La réalité des urnes, n'enlève pas à Jacques Piou le mérite d'avoir osé une démarche politique nouvelle et d'avoir incarné un parti de résistance, en cherchant à allier catholicisme et République, pour aboutir à une laïcité modérée.

Le parti a disparu en 1919, comme si sa contribution à une République ouverte à tous, y compris à une majorité républicaine de droite était l'aboutissement de ses efforts.

 

Mots clés :

 

Libéralisme, Parti Politique, militant, Comité, Ralliement, Anticléricalisme, Loi de Séparation, Ligue.



Infos pratiques

Lieu(x)

Bât. B - salle B016 Paul Ricoeur
Plan de Nanterre
Université